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PRISE EN CHARGE

Selon la définition officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), "la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes".

 

La douleur, en tant qu’expérience, repose avant tout sur votre ressenti. Elle est intime, individuelle et, pour un même stimulus, sera donc vécue différemment d’une personne à l’autre,  d’un moment à l’autre de la journée. Cela la rend difficile à quantifier et à qualifier.

 

La douleur peut avoir un impact sur la qualité de vie et limiter les activités de la vie quotidienne. Chronique, elle peut devenir un frein à votre épanouissement.

 

Vous êtes seul capable d’indiquer aux soignants ce que vous ressentez. Votre participation est nécessaire pour évaluer l’intensité de la douleur et l’efficacité des traitements (médicamenteux ou non). Aucun examen, aucune prise de sang, aucun scanner, ne permet d’objectiver la douleur. 

 

Éviter de parler de sa douleur pour paraître « courageux », par crainte de déranger, par honte, ne peut que nuire à sa prise en charge. Plus vous donnerez d’explications et d’informations sur votre douleur à votre médecin, mieux il pourra vous aider.

 - La douleur n'est pas une fatalité, parlez-en avec un professionnel de santé -

 

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Ce qu'il faut retenir

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Quelle que soit la maladie, il est important non seulement d'évaluer l'intensité de la douleur, mais également son impact sur la qualité de vie, donc ménager un temps de consultation suffisamment long pour écouter la plainte.

Il n'existe pas de test ou de biomarqueur permettant de mesurer objectivement la douleur. L'évaluation de la douleur s'appuie donc uniquement sur l'écoute du patient ou de son entourage et sur l'examen clinique.

Au-delà de l’intensité ou des caractéristiques de la douleur, il est fondamental d’évaluer son impact sur les différents aspects de la vie et les solutions pour y faire face. Les douleurs augmentent la fatigue, perturbent le sommeil, limitent les activités physiques, les relations sociales, altèrent l'humeur, autant de facteurs qui contribuent à accroître le handicap et la souffrance liés à la maladie neurologique.

Pour être efficace, un traitement doit être personnalisé et doit donc s'appuyer sur une évaluation physique et psychologique la plus complète possible. Le plus souvent, il combinera une association de médicaments et de traitements non médicamenteux.

La prise en charge des douleurs chroniques doit être globale.

 

Bien qu'utiles, les médicaments sont rarement suffisants. Néanmoins, il est important de choisir les médicaments adaptés à chaque type de douleurs. Les antalgiques usuels (paracétamol, anti-inflammatoires) pourront être utiles lorsqu'il s'agit de douleurs nociceptives. En revanche ces produits sont en général inefficaces sur les douleurs neuropathiques. Dans ce cas, on utilise d'autres traitements, comme certains antiépileptiques et antidépresseurs. Il est important de comprendre que ces produits, notamment les antidépresseurs, ont une action sur la douleur de  façon indépendante de leurs effets sur la dépression. Les dérivés de la morphine peuvent être utilisés en cas d'échec, mais ils demandent une surveillance particulière.

 

Mais la prise en charge ne doit pas se limiter à la prescription de médicaments.

 

Dans la majorité des cas, il est nécessaire d'y adjoindre des traitements non médicamenteux.

Il peut s'agir de techniques de neuromodulation (stimulations électriques transcutanées, stimulations médullaires, stimulations magnétiques ou électriques trans-crâniennes), d'approches psychothérapeutiques telles que les thérapies cognitives et comportementales (TCC), qui combinent le plus souvent diverses approches (reconditionnement à l'effort, hypnose, relaxation, méditation de pleine conscience) ou encore de médecines complémentaires (acupuncture, hypnose, notamment) qui ont fait la preuve d'une certaine efficacité.

 

D'autres approches manuelles (massages) ou fondées sur le mouvement (yoga, taï-chi, qui-Kong) peuvent être utiles pour faciliter la reprise des activités physiques qui doit être un des objectifs majeurs du traitement.